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Fête du 6 juillet 2015 à Anjouan

Fête du 6 juillet 2015 à Moheli

Fête du 6 juillet 2015 à Ngazidja

AHMED Abdallah Abdérémane


 15 ans de pouvoir, l’assassinat du « père de l’Independence » a mis un terme au plus long règne de l’histoire Comorienne postcoloniale. Fils de notables anjouanais, né le 12 juin 1919 à Domoni, Ahmed Abdallah devient un prospère préparateur de vanille et importateur du riz, puis entre en politique en 1946.

Ahmed Abdallah Abdérémane Conseiller général, député, puis sénateur, il succède le 22 Décembre 1972 au prince Saïd Ibrahim à la tête de l’assemblée territoriale. Les députés comoriens lui donnent pour mission de « négocier l’accession l’Independence dans l’amitié et la coopération avec la France».

Mais Abdallah s’impatiente des hésitations de la métropole et proclame l’Indépendance unilatérale le 16 juillet 1975, provoquant la rupture avec la France et facilitant la sécession mahoraise. Renversé par Ali Soilihi un mois plus tard, il fomente depuis la France, avec le mercenaire Bob Denard, un coup d’Etat qui le porte au pouvoir le 13 mai 1978. Frustré par les excès de la révolution soilihiste, les Comoriens dansent de joie et approuvent quasiment à l’unanimité la constitution de la République fédérale Islamique des Comores naissante. Les religieux, les notables et les anciens ne sont que trop heureux d’être à nouveau valorisés et acceptent les privilèges que leur offre le régime en échange de leur caution morale. Partie unique, répression de l’opposition, centralisation du pouvoir, violence politique et civile et enfin distribution des promotions et des privilèges vont constituer les bases d’un pouvoir dictatorial dévoué aux intérêts d’Ahmed Abdallah et de ses alliés, mais également à ceux des mercenaires et de leur redoutable Garde présidentielle, qui imposent leur loi e truchement du président comorien. Des mercenaires qui, voyant leur présence dans l’archipel fragilisé, éliminent le président le 26 Novembre 1989, dans des circonstances non élucidées.